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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 16:36

 

Mardi 8 mai : Il a fait froid dans la nuit, le réfrigérateur n’a pas eu besoin de beaucoup fonctionner. Il est vrai que nous sommes à près de 1500 mètres d’altitude et les nuages ce matin augurent mal pour la journée. Nous partons pour le garage Land Rover que nous trouvons facilement après avoir traversé le centre-ville, animé et moderne semble-t-il, avec des buildings récents. Je signale le problème du non fonctionnement de l’air conditionné et p100_7841.JPGrécise que la cause probable en est une fuite au condensateur idoine. On me fait comprendre qu’on me fait une faveur en se chargeant de la voiture sans rendez-vous… Nous attendons puis comme nous ne voyons personne s’occuper de notre voiture, nous décidons de la laisser et de revenir dans l’après-midi. On nous emmène en Jaguar, Marie est très impressionnée, et nous nous faisons déposer sur une place qu’occupe un parc avec de beaux arbres, notamment des tulipiers du Gabon et ces arbustes à fleurs rouges en étoile qui, pour nous, sont inséparables du paysage de Madagascar. Ils ornent aussi bon nombre d’avenues de la ville. Des marchandes proposent des corbeilles de fleurs mais pas de bouquets ! Nous partons pour une promenade dans les100_7843.JPG rues qui entourent la place, rien de bien remarquable. La moitié des édifices sont des banques ou des centres d’affaires mais les trottoirs sont en triste état et la propreté ne semble pas l’obsession des habitants. Beaucoup sont habillés très chics, costumes et cravate pour les hommes, les femmes sont très souvent défrisées. Nous visitons la National Gallery. Des œuvres d’artistes contemporains sont exposées. Elles peuvent être achetées, ce qui serait faire œuvre pie en faveur de l’art contemporain africain mais les payer au prix demandé serait une aberration économique ! Une petite exposition d’objets de tout le continent serait plus intéressante avec un étiquetage et des informations plus substantielles. Nous déjeunons au restaurant Bannie’s, une truite en sauce tomate pour moi et une énorme côte de porc pour Marie, à la fois trop et pas assez cuite selon les parties ! Et tout cela avec de l’eau… Retour vers la place, nous devons contourner des rues que les services du parlement se sont attribuées sans se soucier des inconvénients pour le passant. Marie jette un œil aux objets d’une galerie pour touristes puis nous prenons un taxi pour retourner au garage. On nous y annonce qu’aucune réparation n’a pu être faite faute de pièces mais on nous réclame 82 dollars pour le diagnostic ! Je refuse de payer et on nous laisse partir. Ils nous auront tout de même lavé la voiture qui en avait un grand besoin. Nous repartons vers le camping en pleine heure de pointe. En passant nous trouvons un supermarché où nous nous arrêtons pour refaire un plein de provisions puis nous rentrons nous installer, sur la pelouse cette fois.

 

Mercredi 9 mai : Nous récupérons le linge donné à laver mais il manque une petite culotte à Marie qui pousse de gros soupirs mais tout rentre dans l’ordre quand je la retrouve. Nous commençons par nous rendre au petit centre commercial de Kensington où je pense trouver les autocollants nécessaires pour le Mozambique ainsi que nous l’ont indiqué les Suisses du camping. Je fais toutes les boutiques, tenues par des Blancs (!), en vain. Nous complétons nos provisions au petit supermarché de ce centre commercial, très bien achalandé, clientèle aisée oblige ! C’est au centre commercial d’Avondale, tout proche, que je trouve ces autocollants. Pour le Zimbabwe il en faut des rouges à l’arrière, blancs à l’avant ; pour la Zambie, il en faut des jaunes sur les côtés et donc pour le Mozambique des triangulaires jaunes sur fond bleu à poser à l’avant et à l’arrière !!! Nous nous rendons ensuite au marché de Mbare dans la banlieue sud de Harare. Un de ces immenses marchés africains comme nous en avons vu tant. Ce qui sous-entend des trottoirs défoncées, des tas d’immondices à tous les coins de rue, les bennes prévues à cet effet débordent, une pagaille organisée, les secteurs sont définis, légumes et fruits, quincaillerie, vêtements, de la musique à fond les décibels chez les marchands de disques, des sollicitations intéressées de la part de « guides ». L’intérêt est dans les produits étranges, les étals des médecins traditionnels avec des restes d’animaux, fourrures, os, organes desséchés, extraits végétaux censés guérir toutes les maladies ; dans les échoppes on trouve aussi du tabac en feuilles déchiquetées ou en poudre, à priser. Nous ne revenons pas les mains vides puisque Marie n’a pas pu résister à la vue de haricots verts frais dont nous achetons deux bottes, ni à celle d’avocats énormes, les trois pour un dollar ! Nous reprenons la route du sud, traversons des plaines sans grand charme, couvertes d’herbes hautes jaunies. Doubler les camions ou 139-NEW-HOLLAND.JPGles bus sur cette route étroite, avec la conduite à gauche est délicat, Marie doit m’avertir pour que je puisse déboîter. Les contrôles de police sont fréquents mais nous ne sommes arrêtés qu’une seule fois et tout se passe avec le sourire. En fin d’après-midi nous atteignons Masvingo, une ville plus importante que les précédentes. En refaisant un plein de gasoil, je remarque une annonce publicitaire : « NEW HOLLAND » qui me paraît tout à fait d’actualité. Je la prends en photo pour l’envoyer à tous ceux à qui elle fera plaisir et même aux autres… 140-MASVINGO-Eglise.JPGA proximité, nous allons voir une église construite et décorée de peintures qui imitent les mosaïques, par les prisonniers de guerre ou déportés italiens pendant la guerre. Je suis étonné par l’âge des morts, plus de quarante ans en général. Des civils, des officiers ? Nous nous dirigeons ensuite vers le parc du Great Zimbabwe. Nous retrouvons à l’entrée les Suisses qui vont s’installer plus loin avec des Allemands. Nous préférons être dans le parc, au campsite rustique, l’électricité pas assurée, pas plus que le calme à l’arrivée de deux bus de jeunes… Les jeunes seront (relativement) discrets mais l’électricité absente… Nous arrosons la victoire de Hollande au gin-tonic puis nous débouchons une bouteille de sauvignon blanc, pas fameux mais sec et glacé.

 

Jeudi 10 mai : La nuit a été encore fraîche et j’ai été réveillé tôt d’où des ruminations… Nos voisins et seuls compagnons du camping, deux cyclistes slovènes, le père et le fils, nous apportent trois avocats dont ils ne veulent pas se charger et qu’ils ne jugent pas assez mûrs. Cela nous en fait sept ! Nous traînons un peu avant d’aller nous garer devant l’entrée du site. Devant nous, une butte de gros rochers arrondis au sommet de laquelle se trouve le complexe dit de la colline. Nous suivons un sentier avec des marches, qui grimpe entre les rochers et les arbres fréquentés par les singes. Nous parvenons au pied d’une muraille de pierres s100_7857.JPGèches, des briques de granit assemblées sans mortier pour former un mur englobant des roches et d’étroits couloirs d’accès au sommet. C’est un fouillis de blocs énormes qu’on pourrait croire cyclopéen mais qui ne l’est pas et de plateformes ménagées entre les roches et les murs épais. On suppose qu’il s’agissait de lieux cérémoniels ou d’un tribunal. Les passages qui permettent de traverser la muraille sont remarquables, élégants, tout en formes douces, arrondies et en dégradés à la base. La vue s’étend sur le reste du site et notamment le « Grand Enclos », monument le plus connu, un palais à l’intérieur d’une muraille circulaire en fort bon état. D’autres enclos sont visibles,100_7861.JPG moins spectaculaires. Derrière nous le lac de barrage de Kyle et tout autour les collines parsemées de grosses roches et de dalles dénudées. Après avoir monté, descendu tous les escaliers, être passés sous toutes les failles entre les roches, nous être glissés dans tous les couloirs, nous redescendons et allons au modeste musée. Quelques panneaux tentent d’expliquer l’historique du site et de la civilisation shona établie ici au XIII° siècle avant de migrer et fonder le royaume du Monomotapa. Les pieux surmontés d’oiseaux trouvés au sommet de la colline sont présentés  mais mal éclairés. Nous nous dirigeons ensuite vers le « Grand Enclos », cette formidable structure circulaire presque intacte, un mur de plus de dix mètres de haut, décoré de chevrons à100_7872.JPG son sommet, et large de six. A l’intérieur des restes de ce que l’on suppose avoir été un palais royal. Un étroit couloir mène à une tour conique à la fonction inconnue mais riche d’hypothèses… Après en avoir fait le tour, nous nous dirigeons sur un sentier qui passe au milieu d’une belle végétation vers le village shona reconstitué, en traversant d’autres enclos plus ruinés. Le village, quelques cases miteuses, est un attrape-touristes avec que100_7856.JPGlques poteries, sculptures de pierre à vendre et des danseuses qui s’animent à l’arrivée des touristes, peu nombreux, il est vrai. Nous revenons vers l’entrée, tentons de boire un soda mais faute de monnaie nous ne consommons pas. Nous regagnons le camion épuisés, affamés et assoiffés mais contents ! Nous dégustons un de nos avocats, effectivement pas tout à fait assez mûr. Nous repartons, pas bien loin, jusqu’à un camping indiqué par les Suisses de Harare, dans un lodge agréable, dominant le lac. Nous nous y reposons tout l’après-midi. Nous allons ensuite nous asseoir dans des fauteuils sous la véranda du restaurant, atmosphère douillette et petits plats dans les grands, hélas pour un menu très quelconque qui ne nous séduit pas. Nous y avons une vue superbe sur le lac et au premier plan l’extraordinaire jardin, amoureusement entretenu où se mêlent les essences et les fleurs européennes et tropicales. Nous profitons du wifi gratuit pour nous mettre à jour dans le courrier. A la nuit tombée, nous regagnons notre camion pour y éplucher les haricots verts…

 

Vendredi 11 mai : Au moment de partir, un drame : Marie a perdu ses lunettes de soleil ! Après enquête il s’avère qu’elles auraient été remises par erreur à un groupe de touristes déjà partis… Nous prenons la route qui contourne le lac en passant sur le barrage, plus100_7888.JPG spectaculaire que celui de Kariba. Le niveau n’est pas au maximum et les berges sont dénudées. La route se continue par une piste avant de retrouver la route de Masvingo. Nous continuons de rouler dans ce paysage de buttes et de collines couvertes de gros rochers ronds entre lesquels se faufilent des aloès et des euphorbes de belle taille. Les baobabs n’y ont guère de place, ils seront plus nombreux dans la plaine. La région est plus riche, les cases traditionnelles commencent à être remplacées par des maisons de plan rectangulaire en parpaings et à toit de tôle. Les collines disparaissent, nous sommes dans une brousse plus épaisse et au loin se profile une chaîne de montagnes plus hautes. Nous traversons le cours de la Save sur un beau pont suspendu,100_7895.JPG oeuvre du même ingénieur que celui de Sidney. La route commence à monter et nous parvenons sur un plateau, les montagnes ont disparu. Des bananeraies apparaissent. Après Chipinge, la route n’est plus qu’à une voie et trente kilomètres plus loin nous arrivons à la forêt de Chirinda. Il s’agit d’une forêt primaire dans laquelle nous nous enfonçons sur un kilomètre, passant sous des amoncellements de lianes, de branches, dans un corridor de verdure, sombre, frais. Nous atteignons une aire de pique-nique et en profitons pour déjeuner. Arrivent deux gardes qui nous annoncent que nous a100_7902.JPGurions dû nous présenter à l’accueil pour régler un droit de visite. Ils nous accompagnent sur un sentier qui serpente dans la forêt. Les fougères géantes annoncées n’étonneraient pas à Fontainebleau et les orchidées restent cachées. De beaux arbres culminent à une cinquantaine de mètres, quelques-uns, tombés, pourrissent, nous devons alors les enjamber. Au bout d’une demi-heure, nous atteignons le but de la promenade : le Big Tree, un acajou à l’impressionnante base mais au tronc relativement mince. Il serait plus que millénaire. Après en avoir fait le tour et sans ajouter nos noms à la longue liste des imbéciles qui ont cru s’immortaliser ainsi, nous rebroussons100_7897.JPG chemin, récupérons la voiture et emmenons nos deux gardes au bureau du parc, au bout d’une autre piste en forêt. Notre écot versé, nous revenons au goudron et après Chipinge, nous faisons route en direction de Chimanimani. La route passe entre des vergers, des bananeraies et des plantations de caféiers. Elle continue de monter, nous sommes sur des collines plantées de résineux, nous voici dans les Vosges ! Il y a même des scieries avec des cheminées coniques en bois. A Chimanimani, nous pouvons nous installer sur la pelouse d’un hôtel en perte de vitesse, devant un bungalow dont on nous a donné la clé pour utiliser les toilettes.

 

Samedi 12 mai : Bien que nous soyons à 1500 mètres d’altitude, il n’a pas fait froid cette nuit. Par contre au réveil, il tombe une petite pluie fine désagréable mais elle ne va pas durer. Avant de quitter Chimanimani, Marie tient à obtenir des renseignements auprès de l’office du tourisme. Un bien grand mot pour désigner un bureau dont l’employée ne peut distribuer aucun dépliant, n’a pas de carte de la région et ne connaît que les tarifs pour aller voir une cascade… Nous partons pour Mutare par la scenic road, une piste mouillée mais h100_7907.JPGeureusement peu glissante. Nous sommes en corniche et nous surplombons les vallées et les collines plantées de conifères que des scieries exploitent. Dans les zones déboisées, les paysans ont planté du maïs et installé leurs cases dans les champs. Nous avons de belles vues sur le massif montagneux en arrière-plan mais l’absence de soleil est cruelle. A une intersection, au vu de l’étroitesse de l’une des pistes, nous choisissons la plus large et la plus fréquentée. Erreur ! Après avoir doublé quelques charrettes attelées de paires de bœufs aux larges cornes, je constate mon erreur, Comme d’habitude, Marie avait eu des doutes... Retour au carrefour pour suivre cette piste sur laquelle nul ne semble être passé depuis des lustres, aucune trace de roues, les herbes sont envahissantes et il n’y a à peine de place que pour une voiture. Mais ce n’est pas un problème puisqu’en près de trois heures nécessaires pour parcourir les 65 kilomètres, nous ne croiserons aucun véhicule et bien peu de piétons. La piste n’est pas particulièrement difficile, une montée vers un c100_7906.JPGol puis elle serpente en corniche, dominant des vallées très peu peuplées et sans cultures, tutoyant la frontière du Mozambique où nous craignons de nous égarer, traversant de belles forêts d’arbres-parasols avant de redescendre rapidement vers la civilisation industrielle quand les plantations de résineux réapparaissent avec les scieries. Nous retrouvons le goudron et ses contrôles policiers auxquels nous échappons, jusqu’à Mutare. Grande ville, plutôt agréable, aux avenues ombragées, comme à Harare, par de superbes tulipiers du Gabon en pleine floraison. Je vais me renseigner, à la demande de Marie, auprès du bureau d’informations touristiques sur l’état des routes au nord mais comme on m’y assure que la route que nous venons de prendre est goudronnée, je doute du sérieux des dires du monsieur… Nous allons déjeuner au camping municipal où nous reviendrons passer la nuit. Nous repartons pour une promenade dans les monts Vumba. Une route goudronnée s’élève, domine Mutare puis s’enfonce dans une belle forêt, passe sous les frondaisons de grands arbres, les lianes s’enchevêtrent et pendent au-dessus de nous. Nous nous arrêtons dans une réserve100_7912.JPG botanique pour y voir un jardin tropical. Les fougères arborescentes que nous attendions hier, dans la forêt, y prospèrent, ainsi que bien d’autres espèces à larges feuilles plantées sur la pelouse d’un jardin, forcément anglais, autour d’un étang. Nous sommes déçus par le peu de fleurs, les hortensias sont fanés, les arums sont rares. Nous suivons ensuite, là aussi, une piste dite scenic, mais celle-ci n’a pas dû être parcourue depuis encore plus longtemps, elle disparaît sous les branches cassées, les herbes qui la recouvrent et nous ne savons pas toujours sur quoi nous roulons. Nous renonçons devant un petit pont de rondins dont il manque quelques dizaines de centimètres pour rejoindre l’autre bord… Nous allons jusqu’au bout de la route goudronnée mais nous sommes fatigués et un peu las des parcours en forêt, aussi reprenons-nous le chemin du retour. Nous nous arrêtons devant un supermarché pour compléter nos provisions puis rentrons au camping. Marie propose de prendre l’apéritif « parce que c’est samedi » ! Je souscris à cette intéressante idée.

 

 

Dimanche 13 mai : Nous nous mettons en route en direction du nord. Route goudronnée qui passe par une mine d’or en activité dont nous apercevons les installations le long de la route. Une dizaine de kilomètres de piste non prévus mais nous retrouvons un bon asphalte. Nous bifurquons en direction de la vallée de la Honde. La route descend alors rapidement dans la v100_7915.JPGallée, 1500 mètres plus bas. De la terre rouge, de grandes dalles de basalte, brillantes, presque verticales, sur lesquelles l’eau ruisselle, des cultures en terrasse, serions-nous à Madagascar ? Non, les bananiers remplacent le riz, ce sont les Highlands orientaux du Zimbabwe ! La route dans la vallée circule au milieu des bananiers, des pitons volcaniques surgissent des collines et dominent les cultures. Plus loin, nous pénétrons sur les terres des plantations de thé. Le vert intense des théiers couvre les collines et nous retrouvons le bel ordonnancement des arbustes qui épousent les courbes du relief. La route laisse la place à une piste, pas fameuse qui va bientôt quitter les plantations et s’enfonce dans les collines qu’elle gravit et descend, par des pentes abruptes, sur des cailloux qui roulent sous les roues. La région est peuplée, nous passons d’un hameau, quelques cases sur une terrasse, à un au100_7928.JPGtre. Les gens sont endimanchés et se rendent au service divin, certains dans leurs uniformes de congrégation. Nous croyons à chaque tournant arriver à Troutbeck mais il y a toujours une colline à franchir derrière celle que nous venons de dévaler… Nous savons que nous y sommes quand nous passons à côté d’une petite église anglicane du XIX° siècle en grosses pierres, toujours en activité et d100_7932.JPGans laquelle, les habituelles images pieuses placées derrière l’autel ont été remplacées par une baie vitrée qui s’ouvre sur les montagnes, une vision du monde, de sa création ? Enfin, nous retrouvons le goudron ! Marie veut se rendre à une boutique de souvenirs qu’il faut chercher et où elle doit convenir qu’il n’y a rien d’intéressant. Encore un détour sur une piste, en passant par un terrain de golf pour atteindre un point de vue, le World’s View. Le panorama est étendu, des montagnes s’étagent à perte de vue mais les nuages ont envahi les cieux et nous sommes à contrejour. Et puis nous sommes fatigués ! Nous décidons de retourner aussi vite que possible à Mutare. Aussitôt dit, aussitôt fait et nous sommes juste à la tombée de la nuit sur notre emplacement préféré, toujours les seuls clients.

 

 

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